BIENVENUE à Santa Maria de l’Estany
C’est ici que s’établit, il y a plus de 900 ans – en 1080 – une petite communauté de chanoines de la règle de Saint Augustin.
La communauté prospéra à tel point qu’avec le temps, elle fit construire un ensemble architectural sur l’emplacement de la première petite église, pour rendre hommage à sa splendeur : l’église de Santa Maria, le cloître roman, les dépendances réservées aux chanoines, etc.
Le village qui vous accueille aujourd’hui s’est agrandi à l’abri du monastère et de l’étang dont il porte le nom.
Depuis plus de trois siècles, le monastère est le siège de la paroisse de Santa Maria de l’Estany. L’église, les salles du musée et, surtout, l’extraordinaire cloître roman – un joyau de la sculpture religieuse reconnu à l’échelle internationale – ont pu être conservés du monastère médiéval. Quelques siècles auparavant, le lac fut asséché.
Nous espérons que les pierres pourront, aujourd’hui encore, vous transmettre la sérénité, la placidité et l’expérience intérieure en vertu desquelles elles ont été créées.
Nous vous souhaitons une joyeuse visite!
1 SALLE D’ART RELIGIEUX
La salle renferme le trésor paroissial de Santa Maria, ainsi que d’autres pièces à caractère religieux provenant d’autres églises ou de particuliers. Vous pourrez observer la croix processionnelle de Santa Maria de L’Estany, en argent (XVIIe siècle), la bassine de la Mare de Déu de la Llet (XVIIIe siècle), le reliquaire de la Vera Creu (XVIIe siècle), une magnifique coupe baroque (XVIIIe siècle) et l’ensemble des burettes (du XVIIe au XIXe siècle).
Les vitrines abritant différentes images de la Vierge Marie, cédées par des particuliers, ainsi que la collection d’ustensiles permettant d’élaborer des formes sacrées, méritent aussi un petit détour. La grande roue en bois sur le mur est une crécelle de clocher qui remplaçait les cloches à Pâques.
2 SALLE DU LAPIDAIRE
La salle conserve des éléments en pierre de différente nature. Les pierres tombales gothiques, représentant le calvaire (XIIIe et XIVe siècles), ainsi que l’ossuaire de la famille Centelles (XIe-XIIe siècles) et les tombes anthropomorphes (XIe-XIIe siècles) sont particulièrement intéressantes. L’ensemble des clés de voûte baroques provenant de l’église du monastère (XVIIe siècle), avec des saints et des anges en relief, est absolument remarquable ; certaines d’entre elles sont en pierre, d’autres en plâtre.
3 AUTRES SALLES
Les salles suivantes renferment des pièces de nature très différente, notamment une splendide commode de sacristie, en bois de noyer, d’une marqueterie délicate (1733), ainsi que des récipients en céramique à usage domestique, où la porte à panneau d’intérieur est admirable (XVIIe siècle).
4 SUR-CLOÎTRE
À l’époque moderne fut construit un étage sur le cloître, destiné aux dépendances des chanoines.
Cet étage étant éliminé à la moitié du XXe siècle, vers 1987 fut créée la grande toiture en console actuelle, afin de protéger les chapiteaux de la pluie sans les alourdir.
Aujourd’hui c’est devenu un espace permettant de voir le cloître roman depuis une perspective très intéressante.
5 CLOÎTRE ROMAN
Est un joyau du patrimoine culturel catalan.
L’aile nord du cloître, dont la construction fut entreprise à la moitié du XIIe siècle, est la partie la plus primitive. Les chapiteaux se concentrent sur des scènes de la vie du Christ, de sa naissance jusqu’au calvaire, et sur d’autres thèmes allégoriques sur la rédemption de l’humanité.
Les chapiteaux représentant la fuite en Égypte, le repas de la Cène et l’entrée de Jésus dans Jérusalem sont particulièrement magnifiques.
L’aile ouest du cloître, en particulier sa partie intérieure, présente des chapiteaux végétaux et animaux, portant des motifs ornementaux géométriques et héraldiques, parmi lesquels se distingue le chapiteau des animaux ailés.
L’aile sud du cloître est la partie la plus moderne : elle fut achevée à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe. Ses chapiteaux sont ornés de motifs décoratifs similaires à ceux de la galerie ouest, notamment ceux qui, entourés d’un cercle, représentent un coq, un cavalier et un cerf.
Quant à l’aile située à l’est, elle est très riche d’un point de vue iconographique : on y trouve non seulement des scènes religieuses, telles que l’Annonciation faite à Marie, mais aussi des scènes profanes mondialement connues, telles que celles d’une jeune fille qui se peigne, de paysans vaquant à leurs travaux agricoles ou d’un bœuf jouant un instrument musical.
Outre les chapiteaux, le cloître renferme également le sarcophage de la famille Peguera (1335) et ceux des abbés Jaume de Rocabruna, Berenguer Desvall et Berenguer de Riudeperes (XIVe siècle).
6 ÉGLISE
L’église romane fut consacrée en 1133, bien qu’elle ait été profondément restaurée à plusieurs reprises. Elle épouse le plan en croix latine, avec une voûte en berceau.
La travée formée par l’intersection entre la nef et le transept accueille une coupole qui sert de support au clocher. L’abside centrale, percée en son centre d’une fenêtre ornée de colonnettes, est précédée de deux colonnes avec des chapiteaux sculptés, qui supportent l’arc diaphragme du presbytère. Les deux absidioles furent reconstruites au cours de la profonde restauration qui eut lieu de 1966 à 1970. Elles avaient été supprimées des siècles auparavant. L’ancienne salle capitulaire ou chapelle de Sant Nicolau est aujourd’hui la chapelle Fonda.
La sculpture gothique en albâtre de la Mare de Déu de l’Estany en attitude d’allaitement (XIVe siècle) est particulièrement remarquable. Les fonts baptismaux romans ainsi que les vestiges de chaises du chœur, qui datent de l’époque baroque, retiendront certainement votre attention.